• Marie Bartoleschi

Quand nous inhibons notre propre puissance


La plupart du temps nous sommes terrorisés par notre propre énergie vitale car nous avons cette appréhension qu'elle nous submerge et nous échappe. Nous éteignons alors notre puissance de peur qu'elle nous brûle. Nous percevons intuitivement que notre puissance peut être infinie et ce que nous ne pouvons quantifier et délimité devient insécurisant. Nous préférons contrôler notre énergie vitale par diverses stratégies plus ou moins inconscientes.


Mais en faisant cela, nous allons contre notre nature profonde et nous dépensons une énergie phénoménale pour inhiber qui nous sommes. Nous éteignons aussi tous les potentiels qui cohabitent au cœur même de cette énergie vitale.


Plus nous portons en nous une forme de puissance, plus un des grands challenges qui est le nôtre est de trouver un équilibre. Sans cet équilibre, nous avons plutôt tendance à flirter avec les polarités extrêmes passant de l'inhibition au débordement. Pour moi cela parle généralement d’un manque de maîtrise personnelle, d’une méconnaissance de nous-même et d’une difficulté à mettre de la compréhension et des mots sur ce qui bouillonne en nous.


En tant qu’accompagnante, j’ai pu remarquer que derrière ce besoin de contrôle se cachait souvent deux grandes peurs : la peur de ne pas être « aimable » si nous sommes dans notre pleine puissance et la peur de l’inconnu. Plutôt que d’aller nous confronter à ces peurs, nous mettons en place des stratégies d’inhibition. Ces stratégies d’inhibition sont couteuses en énergie. C’est souvent comme cela que je reconnais une personne inhibée. Elle a l’impression de conduire en permanence avec le frein à main enclenché et d’abimer son moteur personnel. Elle s’épuise à se contenir et se brûle littéralement de l’intérieur.


Voici quelques stratégies d’inhibition communément utilisées :


- S’adapter : nous nous adaptons à notre environnement et à ce que nous observons être la norme. Nous nous éteignons pour nous mettre au niveau d’énergie des autres plutôt que d’exprimer notre vérité et de trouver un entourage qui vibre sur notre fréquence.


- Se cacher : nous nous cachons derrières nos blessures de vie et les difficultés que nous rencontrons. Nous nous enfermons derrière des étiquettes divers et variées qui semblent être de bonnes excuses pour ne pas embarrasser notre puissance personnelle.


- Rester immobile : nous restons dans l’inaction et la procrastination plutôt que de poser des actions alignées dans le sens de notre plus haut potentiel. Nous restons ainsi dans la sécurité du connu.


- Fuir et éviter : nous évitons tous les espaces où nous pourrions toucher à notre plein potentiel. Il est d’ailleurs notable de constater que c’est souvent au cœur même de ce que nous fuyons que se trouve notre véritable puissance.


Afin de sortir de l’inhibition, il convient de s'interroge sur ce que nous cherchons à étouffer pour identifier ce qui demande à s'exprimer. Il est de notre responsabilité de ne pas laisser notre puissance et nos potentiels s’éteindre à petit feu sous le couvercle de notre inhibition. Nous prenons conscience de notre responsabilité d’entretenir ce feu vivant en nous plutôt que l’étouffer. Et finalement en devenant maître de nos potentiels, en les apprivoisant que nous nous autorisons à pleinement les accueillir et les développer.





Cela nous demande de regarder aussi contre quoi nous sacrifions cette expression. Parfois, nous faisons la transaction de cette énergie vitale en nous contre de la sécurité, de l'amour, de la tranquillité... Par exemple, nous pouvons tamiser notre puissance afin de correspondre à ce qu'attend une personne. En mettant notre clarté sur cette transaction et les bénéfices secondaires, nous prenons pleinement conscience du coût que cela représente pour notre être et nous pouvons nous autoriser à vivre autre chose.


Nous arrêtons alors de nous consumer de l’intérieur pour oser enfin briller.

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